Imprimer cette page
 
   
 
Aspects énergétiques
 

 

 

 

 

 

 

 


Dans le but de caractériser les performances énergétiques globales d'un bâtiment, les spécialistes ont défini un indicateur simple appelé "indice de dépense d'énergie thermique" (Eth). Cette grandeur représente le rapport entre la consommation annuelle d'énergie de chauffage et la surface totale de plancher chauffé: on l'exprimera en "équivalent litre de mazout par m2 et par année" [équ. l. maz./m2 an]. Quelques valeurs de référence: 30 équ. l. maz./m2 an: Une valeur de cet ordre est caractéristique d'un bâtiment mal isolé thermiquement. On relèvera que ce type d'objet n'est pas exceptionnel dans le parc immobilier existant. 20 équ. l. maz./m2 an: Une telle valeur est considérée comme "moyenne" pour des bâtiments existants, construits avant 1985, ne présentant pas de défauts graves. 10 équ. l. maz./m2 an: Cette valeur est qualifiée de "normale" pour un édifice construit après 1995, et de bonne dans le cas d'un bâtiment ancien ayant fait l'objet d'un assainissement. Les bâtiments de ce guide, marqués d’un, présentent un bilan énergétique remarquable. Chacun d'eux possède un bon, voire un excellent indice de dépense d'énergie thermique.

Pierre-à-Bot 30-32

L'immeuble est équipé d'une installation de préchauffage solaire de l'eau sanitaire d'une surface de 76 m2. Considéré comme un élément architectural en soi et une manière originale d'intégrer une installation solaire, le dispositif de capteurs fixé verticalement sur la cage d'ascenseur permet des économies de combustible d'environ 3'400 m3 de gaz par année.

Pierre-à-Bot 24-34

Les performances énergétiques remarquables de cet établissement scolaire relèvent d'un concept global très poussé: isolation thermique renforcée (jusqu'à 20 cm), ventilation contrôlée, pompe à chaleur à gaz à absorption, installation solaire photovoltaïque de 100 m2 et large utilisation du bois dans la construction. Eth = 4,8 équ. l. maz./m2 an.

Espace de l'Europe 10

Ce bâtiment est une réalisation exemplaire dans le domaine de la construction durable. Les couloirs et les cages d'escaliers jouent le rôle de voies de circulation, de sources de lumière naturelle et de distributeur d'air. Le choix des matériaux de construction a fait l'objet d'une évaluation écologique globale: l'isolation thermique est réalisée à partir de papier recyclé, les canalisations sont exemptes de PVC, le sol est recouvert de parquet en hêtre traité uniquement à l'huile. En hiver, la centrale informatique préchauffe l'air du bâtiment, une installation solaire de 1'200 m2 chauffe un accumulateur saisonnier de 2'400 m3. En été, le bâtiment est rafraîchi naturellement, durant la nuit, par apport d'air frais extérieur.
Eth = 2,8 équ. l. maz./m2 an.


Maladière 62

Les murs et la toiture de cette construction sont pourvus d'une isolation thermique d'une épaisseur de 15 centimètres. Un dispositif de renouvellement d'air contrôlé, avec récupération de la chaleur, en assure la qualité tout en garantissant une utilisation rationnelle de l'énergie. On relèvera en outre que toute la chaleur est fournie à basse température à partir d'un système de récupération thermique installé, à proximité, dans les chaudières de la centrale du réseau de chauffage urbain de la Maladière.
Eth = 6,7 équ. l. maz./m2 an.


Dîme 2

Construit en 1971, le collège a fait l'objet d'un assainissement énergétique en 1999. Ses façades largement vitrées ont été remplacées par des matériaux modernes et performants alors que l'isolation de la toiture et de la dalle de sol a été augmentée. La consommation d'énergie de chauffage est ainsi passée de 45'000 à 19'000 m3 de gaz par année, d'où une réduction de près de 60%.
Eth = 7,5 équ. l. maz./m2 an.


Christian Trachsel
Délégué communal à l'énergie